
Lorsque l'utilisation d'une substance dangereuse ne peut être évitée, il faut apprécier l'exposition professionnelle à cette substance. Pour cela, il existe deux démarches, souvent complémentaires.
La surveillance
des atmosphères de travail mesure la
concentration d'une ( ou plusieurs ) substance dangereuse dans l'air des locaux
de travail, dans le but de la comparer à des valeurs limites.. Des niveaux de
concentration dans l’atmosphère à ne pas dépasser sont définis.
Il existe
en France deux types de valeurs : les valeurs limites d’exposition à court terme
ou VLE ( ce sont des valeurs plafonds mesurées sur une durée courte, dont le
respect prévient les risques d’effets toxiques immédiats ou à court terme);
et les valeurs limites de moyenne d’exposition ou VME (mesurées sur une durée
de travail de 8 heures, elles sont destinées à protéger les travailleurs des
effets à long terme). Certaines de ces valeurs sont indicatives, d'autres sont
à respecter impérativement (amiante, plomb, mercure…).
La surveillance
biologique mesure (le plus souvent
dans l'urine ou dans le sang des personnes exposées) soit la substance elle-même,
soit un de ses métabolites. La surveillance biologique peut présenter l'avantage
par rapport aux contrôles d'atmosphère de mieux apprécier l'exposition des travailleurs
aux substances dangereuses (notamment dans les cas de pénétration de la substance
dans l'organisme par voie autre que respiratoire : orale ou cutanée).
Un autre type de surveillance
biologique consiste à rechercher une modification biologique provoquée par la
substance (dépistage des effets secondaires).
Voir liste des indices biologiques d'exposition
Le médecin du travail choisit le ou les indicateur(s) le(s) mieux adapté(s) aux objectifs de la surveillance et à la nature de l'exposition.
Voir également le site de l' INRS.
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Page réalisée pal le Dr ACQUARONE
Denis , CMTI, NICE
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