
En ce qui concerne l'éclairage, deux notions sont à prendre en compte: la performance visuelle ( un bon niveau d'éclairement permet une bonne productivité avec une baisse des erreurs et une moindre fatigue visuelle ) et le confort visuel ( la lumière doit être suffisante mais aussi bien répartie et de bonne qualité).
Nous ne ferons que rappeler quelques notions
sur les exigences d'un bon éclairage, et la manière
de le concevoir.
Le médecin du travail
dispose de moyens de mesures
de l'éclairage.
Pour une information plus complète, nous vous invitons à
consulter les liens.
Pour assurer un éclairement suffisant, le niveau
d'éclairement doit être adapté à la nature et à la précision des travaux à exécuter.
La
réglementation ( art R. 232-7-2 CT) fixe des valeurs minimales à respecter pour
l'éclairement général dans tous les locaux affectés au travail et dans les dépendances
(escaliers, vestiaires, espaces de circulation…). Ces valeurs sont minimales
dans l'espace et dans le temps. C'est à dire que l'éclairement en tout point
du local doit leur être au moins égal, et que ces minima doivent être respectées
en cours d'exploitation à tout moment, quelques soient les contraintes liées
à l'activité ( poussières, fumées ) ou au vieillissement des installations (
usure des lampes, empoussièrement des luminaires ou des parois du local ).
Suivant
la nature des activités, l’éclairement conseillé peut varier de manière importante.
On peut distinguer deux grosses catégories suivant la nature des tâches à effectuer
: tâches ne nécessitant pas de perception de détails (éclairement de l’ordre
de 300 lux) ; tâches nécessitant la perception de détails (de 500 à 1000 lux).
L'éclairement mesuré est celui du plan de travail. Le plan de travail (ou plan utile ) est la surface de référence constituée par un plan sur lequel s'effectue normalement le travail. En éclairage intérieur, sauf indication contraire, ce plan est par définition horizontal et situé à 0,85 m. du sol.
Assurer le confort visuel
est la deuxième étape du projet d'éclairage
Après avoir déterminé le niveau d'éclairement,
il faut choisir le système d'éclairage (direct, indirect...), la ou les sources
lumineuses (fluo, halogènes, lampes à décharge, etc..), le type de luminaires
et leur implantation.
Ce choix sera guidé par la nature du local et du travail
effectué (bureau, stockage), l'ambiance de travail (poussières, vapeurs d'eau...),
la durée du travail…
Le nombre, la répartition et le choix des luminaires
doivent permettre une uniformité de l'éclairement : éviter des contrastes
trop importants dans le champ visuel, contrastes qui diminuent l’efficacité
de la vision ainsi que le confort visuel s'ils sont trop élevés. Il faut ’éviter
les zones d’ombre et les effets de masque en plaçant les luminaires au-dessus
des zones de travail et en préférant l’installation d’un plus grand nombre de
luminaires de moindre intensité à un faible nombre plus puissants.
Dans le
champ visuel utilisé par l’opérateur pour effectuer ses différentes tâches (zone
de travail), l’éclairage doit être assez homogène: rapport maximum de 3. Les
écarts entre l’éclairement de la zone de travail et l’éclairement général ne
doivent pas être trop élevés : rapport de 1 à 5 maximum
L'obtention d'un bon rendu des couleurs
en tenant compte de la température de couleur et de l'indice de rendu des couleurs
est trop souvent négligé.
Il faut éviter l’éblouissement.
L’éblouissement
peut être direct (source lumineuse dans le champ visuel : spot, tube fluo à
nu) ou indirect (réflexion des sources de lumière sur des objets ou des surfaces
)
L’éclairage naturel en est souvent la cause principale, compte tenu des
niveaux d’éclairement très élevés de la lumière du jour. Cependant l’éclairage
artificiel est aussi à prendre en considération .
La protection contre le
rayonnement solaire est obligatoire.
Aucune source lumineuse non protégée
ne doit apparaître dans le champ visuel de l’opérateur, dans un angle de 30°
au-dessus de la ligne horizontale partant de l’œil. Les luminaires seront
équipés de dispositifs (grilles de défilement, diffuseurs…) pour éviter cet
inconvénient.
Les parois brillantes sont à éviter : préférer des surfaces
mates ou satinées pour les plans de travail, les machines et les surfaces (sols
et parois) environnantes.
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La réalisation d'un
éclairage performant demande donc de réaliser un véritable cahier des charges,
en définissant avec précision les caractéristiques techniques des lieux à éclairer;
l'environnement de ceux-ci, les besoins qualitatifs et quantitatifs en éclairage
des activités exercées.
La conception de l'éclairage doit être la plus précoce
possible, dès la décision de transformer d'anciens locaux ou d'en aménager de
nouveaux. Le nombre, la nature et l'emplacement des luminaires dépendront de
l'implantation des machines, du mobilier et de l'architecture des locaux. Ne
prévoir l'éclairage qu'après, c'est s'exposer, à coup sûr à des modifications
compliquées et coûteuses.
D'une manière générale, et réglementaire pour les
constructions neuves, la lumière naturelle doit pouvoir être utilisée pour l'éclairage
des locaux destinés au travail et il est nécessaire de se fixer un objectif
pour l’éclairement naturel dès l’élaboration du cahier des charges du projet
de conception des lieux de travail.
La qualité de la lumière naturelle est,
en effet, souvent meilleure que celle de la lumière artificielle, ainsi que
le rendu des couleurs qui a une influence positive pour la détection des défauts,
l’amélioration de la qualité et de la sécurité. La lumière naturelle permet
également de conserver un contact avec l’extérieur ce qui, tout en permettant
de diminuer les contraintes physiques et psychologiques, présente un intérêt
pour les économies d’énergie. Un éclairage naturel mal conçu a, cependant, des
conséquences négatives en termes d’éblouissement comme il peut accroître la
chaleur, en été, à l’intérieur des locaux par l’effet de serre.
Mais en pratique,
la lumière naturelle est rarement suffisante pour une activité professionnelle.
Se rappeler enfin que l'encrassement des luminaires, le vieillissement des
revêtements, rendent nécessaire une maintenance prévue et régulière pour conserver
le niveau d'éclairement de la mise en service.
Le médecin du travail dispose
d'appareils de mesure
Le luxmètre permet de vérifier au poste de
travail le niveau d'éclairement. L'éclairement lumineux est la quantité de lumière
reçue par unité de surface. Il se mesure en lux
On place la cellule de mesure
au niveau des détails et des objets qui doivent être vus pour que la tâche puisse
être exécutée, le travailleur étant à son poste dans sa position habituelle.
Il permet aussi de déterminer l'éclairement moyen général dans le local, qui
correspond à la moyenne des éclairements relevés en un certain nombre de points
significatifs du local.
Si dans un local, des fluctuations de flux lumineux
sont prévisibles, dues en particulier à l'éclairage naturel, il est important
de relever les niveaux d'éclairement à différentes périodes de la journée ou
de l'année.
Le luminancemètre est placé à la hauteur
des yeux des travailleurs et orienté dans la direction de la source lumineuse,
du reflet ou de la surface concernée, pour mesurer la luminance. La Luminance
détermine l'aspect lumineux d'une surface éclairée ou d'une source, dans une
direction donné. Elle se mesure en candela / m2
Pour l'éclairage et la conception des lieux de travail, consultez également les sites de l 'AIMT et de l' INRS.
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Page réalisée pal le Dr ACQUARONE
Denis , CMTI, NICE
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