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Ce que nous vous proposons est un guide pour vous aider à remplir le document unique, avec une démarche logique et pratique : nous énumérons une liste des risques, et des mesures de suppression ou de maîtrise de ces risques.
Il ne s'agit pas d'un modèle de document avec des cases à cocher. La multiplicité des situations de travail rend impossible la création d'un modèle de document simple et utilisable par tous.
Nous n'avons d'ailleurs pas dressé une liste exhaustive de la totalité des risques possibles et des mesures de prévention. Dans les cas de figure à risques particuliers, nous n'indiquons que les grands principes de prévention et il faudra se référer aux textes réglementaires adéquats. Parcourez également notre site et ceux de nos confrères pour les sujets déjà développés..

Nous faisons un bref rappel législatif, puis résumons la démarche du Document Unique, avant de détailler un guide, une manière de réaliser ce document, avec un exemple fictif en fin.

 

L'employeur a l'obligation d'assurer la protection de la santé et la sécurité des travailleurs depuis la loi du 31/12/91. Il est utile de rappeler que l'employeur peut se voir imposer une obligation de résultat  (Cour de Cassation du 28/02/02, relatif à l'amiante).
L'obligation de procéder à l'évaluation des risques professionnels et l'exigence de la mise en œuvre des principes généraux de la prévention des risques professionnels est inscrite dans le Code du Travail (art L.230-2).
Le décret du 05/11/01, applicable au 07/11/02,  (et les articles nouveaux R 301-1 et 263-1-1 du CT) établissent la nécessité pour l'employeur de transcrire ces risques professionnels et les moyens de prévention dans un "document unique".
Ce Document Unique doit être réalisé quel que soit le nombre de salariés dans l'entreprise.Il est mis à jour chaque année, ainsi que lors de toute modification importante des conditions de travail ou de l'évaluation des risques.
Il est tenu à disposition du CHSCT, des délégués du personnel, ou à défaut aux personnes soumises à un risque pour leur sécurité ou leur santé. Il est également à disposition du médecin du travail, de l'Inspection du Travail, des agents de prévention des organismes de sécurité sociale…

                                          

Le but de ce document est de renforcer la lutte contre les risques professionnels.
Il faut donc recueillir les données sur ces risques, les analyser, définir les actions à entreprendre, puis réactualiser ces données … Il s'agit d'une démarche de prévention globale et dynamique.

 Identifier tous les dangers existant dans l'entreprise: il peut s'agir de dangers liés aux équipements de travail (machines et outils dangereux), aux substances utilisées ou présentes (produits chimiques…), aux méthodes de travail (travail en hauteur, gestes répétitifs…) ou à l'organisation du travail (travail de nuit…).

 Analyser les risques réels pour la santé et la sécurité, en appréciant les conditions d’exposition des travailleurs aux dangers (travail « réel », facteurs aggravants …) .
Ces risques réels seront hiérarchisés selon leur importance, en utilisant un terme (risque faible, moyen, important), ou une notation (1,2,3) ou un code couleur (jaune, orange, rouge).
Les critères de classement des risques seront quantitatifs (probabilité de survenue, nombre de salariés exposés…) et qualitatifs (gravité des conséquences possibles…).
Il est indispensable de faire une analyse des accidents et incidents du travail et des déclarations de maladie professionnelles dans l’entreprise pour mieux apprécier ces risques.

 Définir les actions à mener pour la suppression des risques retenus.
On s’inspirera pour cela des principes généraux de prévention , pour toutes les catégories de risques:
- Supprimer le risque si possible
- Remplacer ce qui est dangereux par ce qui ne l’est pas ou l’est moins.
- Prendre des mesures de protection contre les risques, en privilégiant la prévention collective par rapport aux protections individuelles
- Adapter le travail au travailleur, notamment pour la conception des postes de travail, le choix des équipements et des méthodes de travail…
- Donner les informations et les instructions appropriées aux travailleurs (formation).

 Le suivi de ce Document Unique permet de réévaluer les risques suite aux actions réalisées.
Cette traçabilité (« les écrits restent ») permet d’améliorer la stratégie de prévention dans l’entreprise.

           

Il n’existe pas de modèle officiel du document unique (support papier ou document informatique).
Toutes les données de l’analyse des risques professionnels sont collectées dans le même document, dans un but de cohérence et de commodité.
Cette étude inventorie tous les risques identifiés pour chaque unité de travail dans l’entreprise, cette notion d’unité de travail pouvant être prise au sens large : un seul poste de travail, ou un local précis, ou plusieurs postes de travail de localisation géographique différente mais où les situations de travail présentent les mêmes caractéristiques.
Il existe de nombreuses manières de procéder, nous vous proposons ici un guide.
Ce guide est à compléter et affiner en rassemblant les éléments utiles (registre des accidents du travail, rapports de vérification, fiche d’entreprise, fiches de sécurité, rapports du CHSCT…) et en faisant appel si besoin à des avis spécialisés (médecin du travail, services de prévention, autres personnes-ressources…).

  Définir les unités de travail et le nombre de salariés de ces unités.

 Pour chaque unité de travail définie, passer systématiquement en revue la liste des risques potentiels (nous en dressons une liste assez exhaustive) et ne retenir que les risques présents, afin d'améliorer la lisibilité et l'exploitation du document (il nous paraît inutile de noter : risques chimiques , bruit  = risque inexistant…) .

 Leur attribuer une notation .

 Etablir la liste des actions à mettre en œuvre pour les supprimer ou les diminuer.En fin de document, nous donnons un exemple.

Par commodité, nous avons établi la liste des risques en nous inspirant de la méthodologie utilisée pour les fiches d'entreprise. En caractères italiques, nous indiquons les moyens de prévention les plus courants.
Nous avons réuni les risques liés aux équipements de travail (machines et outils), puis les risques physiques, chimiques, biologiques, les risques en relation avec les gestes de travail, les accidents possibles, les problèmes divers en relation avec l'organisation du travail. Enfin, une étude générale de la politique d'hygiène et de sécurité dans l'entreprise est réalisée .
Nous terminons avec un exemple d'étude d'unité de travail.

                        

Machines: pour chaque machine, déterminer les dangers inhérents à la machine elle-même (parties mobiles en mouvement, risques d'écrasement, de chutes, de projections, vibrations produites …).
La prévention repose sur l'utilisation de machines conformes aux normes du moment, adaptées au travail réalisé, utilisées selon les spécifications du fournisseur. (respect des charges pour les engins de levage par exemple.).
Les dispositifs de sécurité des machines doivent être présents et opérationnels (commandes  de sécurité, cellules photoélectriques, capots ou grilles de protection, sécurisation des abords par une barrière ou une main courante, commandes d'arrêt d'urgence accessibles…).
Le carnet d'entretien de la machine doit être disponible. Toute machine présentant une anomalie de fonctionnement ou une défaillance des dispositifs de sécurité doit être signalée et mise hors fonctionnement selon une procédure sûre jusqu'à réparation.
De la même manière, une procédure d'arrêt sûr doit être établie pour les opérations de maintenance sur la machine. La périodicité prévue de contrôle des machines sera respectée.
Seul le personnel habilité et formé est autorisé  à l'utilisation de ces machines .
Ce personnel doit disposer des équipements individuels de protection (EPI) nécessaires pour le travail effectué (casque, protections auditives, chaussures de sécurité, visière ou lunettes, vêtements adaptés ) et les tenues entraînant un risque d'accident ou d'aggravation d'un accident interdites(vêtements flottants, bagues, cheveux longs non retenus…).

Pour les engins mobiles (ponts roulants, chariots de manutention…) les mêmes principes s'appliquent.
Respecter les normes du fournisseur pour les charges autorisées, matériel  conforme (protection du conducteur contre les renversements), sécurisation des espaces de travail (zones de déplacement et voies de circulation matérialisés et signalés, éclairés, sols plats sans inégalités ni forte déclivité, avertisseurs sonores et visuels…), vérification par un organisme agréé, personnel compétent formé (permis de cariste…)…
Pour les outils de travail, la même démarche est à suivre.
Utiliser l'outil adapté à la tâche à réaliser.
Certains  outils doivent être munis de dispositifs d'arrêt automatique (tronçonneuses…), d'aspirat
ion intégrée (ponceuses…). Les outils tranchants sont munis de protections (cutters..) et rangés lorsqu'ils ne sont pas utilisés…
Tout outil défectueux sera placé hors disposition jusqu'à réparation (cordon électrique abîmé…),  ou immédiatement mis hors d'état d'utilisation (échelle…).
Changer de méthode de travail (remplacer les coupe-boulons par du matériel d'oxycoupage..).
Mise à disposition des EPI pour les utilisateurs et aussi pour les personnes travaillant à leurs côtés (cloison de séparation entre postes de travail ou port de lunettes sur un chantier pour éviter les projections oculaires par exemple…).

                                                                                            

 Ils peuvent être une nuisance par eux-mêmes, ou un facteur  favorisant un accident (par exemple, un niveau sonore trop élevé peut empêcher la perception d'un signal sonore, une température trop élevée peut augmenter la fatigue liée au travail et par suite le risque d'accident…).

Le bruit.
Le bruit dans l'unité de travail est-il supérieur à 85 dBA ?
Existe-t-il des bruits impulsifs ?
Le niveau de bruit est-il adapté à la nature des travaux effectués (un travail de bureau s'accomode mal d'un fond sonore élevé même si celui-ci n'est pas dangereux pour l'audition) ?
La prévention consiste à diminuer le bruit ambiant : réduire le bruit à la source en utilisant des machines ou des outils moins bruyants, bien réglés, isoler les machines  bruyantes (capotage, isolation phonique) ou les placer dans un autre local (compresseur…), aménager les espaces de travail pour limiter ou absorber les bruits émis (cloisons, revêtement des parois…),  mise à disposition de protections individuelles personnelles, adaptées au risque, entretenues et remplacées …

Les nuisances thermiques.
Les travailleurs sont-ils exposés aux intempéries ?
Y a-t-il travail au froid (- 10°), au chaud (> 30°), en atmosphère humide ?
Penser à l'organisation du travail (horaires de travail, temps de repos), aux vêtements de travail adaptés (chaussures de sécurité conçues pour le travail en extérieur par temps froid par exemple, polaires…), mise à disposition d'abris de chantier, de boissons…, véhicules chauffés/climatisés, matériel sécurisé (chambre froide avec ouverture possible de l'intérieur…).

L'éclairage.
Le niveau d'éclairement  (naturel ou artificiel) est-il adapté aux tâches effectuées ?
Permet-il de travailler dans de bonnes conditions de sécurité, existe-t-il des zones d'ombre, y a-t-il des risques d'éblouissement ?
Privilégier l'éclairage naturel, assurer un éclairage artificiel avec un bon rendu des couleurs, éclairages d'appoint, éclairage de sécurité, dispositifs utilisables par le salarié pour modifier l'éclairement (régulateurs, stores à lamelles horizontales , protection contre un éclairage zénithal trop fort …

L'air dans l'unité de travail.
Le renouvellement de l'air est-il suffisant dans les locaux de travail ? Les produits nocifs (poussières, gaz…) doivent être évacués (aspiration efficace) et l'air pris à l'extérieur doit être de bonne qualité (filtres…).
Les dispositifs de commande des ouvrants naturelles doivent être utilisables, les systèmes de ventilation mécanique régulièrement entretenus, les filtres changés. Dans les locaux à pollution spécifique, dispositifs de mesures réglementaire pour l'atmosphère, consignes de sécurité, information du personnel, protections individuelles contre les poussières ou les gaz…
 De même en cas de travail en milieu hyperbare (cf  réglementation…).

Les rayonnements.
Lister l’existence de risques liés aux radiations ionisantes et radioéléments (cliniques, laboratoires, industrie), aux rayonnements laser, aux radiations UV et IR, rayonnements électromagnétiques divers…
Conformité et confinement des sources, application des obligations réglementaires au niveau des locaux, des installations dangereuses et des travailleurs ( formation et information du personnel exposé, délimitation, signalisation et conformité des zones à risque, mesurages divers : dosimétrie…,mesures d’urgence prévues…, interdiction de l’exposition pour certains salariés, protections individuelles…).

                                                                                               

Y a t'il des salariés exposés à des substances chimiques par inhalation, ingestion ou contact cutané ?
Dresser une liste actualisée des substances utilisées en se référant aux fiches de sécurité fournies par le fabricant ou le revendeur.
Classer le risque en fonction des indications disponibles (étiquetage) :
- produits cancérigènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction,
- produits toxiques
- produits nocifs
- produits corrosifs
- produits irritants…
Se reporter aux dispositions réglementaires si besoin (amiante, plomb, travaux interdits aux femmes enceintes…)
Toujours les mêmes principes de base : supprimer le risque, le diminuer, protéger et former/informer les salariés exposés, conformément aux réglementations existantes (décrets, code du travail…).
Rechercher les produits les  moins dangereux.
Utilisation des produits  en vase clos, aspiration à la source (hotte, cabine efficace…), bonne ventilation des locaux, récipients non laissés ouverts…
Respect de l’étiquetage, en langue française, reporté sur tous les sous-conditionnements en cas de fractionnement du produit…Signalétique conforme sur les réseaux, vannes, cuves…
Information des travailleurs sur la signalisation et formation à la manipulation des produits…
Zones de stockage appropriées ( ventilées, avec éclairage anti-déflagrant, avec bac de rétention…)
Existence d’un circuit d’élimination des déchets (huiles usées, batteries et piles,  déchets de déflocages…)
Fourniture de protections individuelles adaptées aux risques (masques , combinaisons de travail, gants, lunettes, appareils respiratoires…).

                                                                                            

Risques infectieux (bactérien, parasitaire, viral).
Risques allergiques.
Concerne les travailleurs de la santé (médical, paramédical, entretien et nettoyage…), les pompes funèbres, les travailleurs en milieu insalubre (égouts, eaux usées…), le travail au contact des animaux (vétérinaires, toilettage, abattoirs, travail des peaux…), le secteur de l'agriculture, toutes les personnes au contact de produits animaux ou végétaux allergisants…
La liste des risques à dresser est fonction des travaux réalisés ; on peut s'aider des tableaux des maladies professionnelles pour identifier certains de ces risques.
La prévention consiste là aussi à supprimer le risque si possible (remplacement des produits utilisés…), à le circonscrire (travail en milieu clos… ), à limiter sa diffusion (hottes, aspirations..;) et à protéger les personnes exposées.
Vêtements de protection (gants adaptés, lunettes, masques, combinaisons étanches, bottes…), locaux sécurisés (sas de sécurité, vestiaires de travail..), information du personnel (conduites à tenir en cas de contamination accidentelle ou d'incident, mutations de poste de travail…).
Les procédures de travail sont adaptées au risque (règles d'hygiène, avec lavabos à commande automatique, essuie-mains en papier à usage unique, savons liquides adaptés..;circuits séparés du propre et du souillé, élimination immédiate et sûre des déchets; matériel sécurisé…).
Les vaccinations, obligatoires ou non, peuvent faire partie des mesures de protection.

                                                                    

La manutention manuelle (en complément de la manutention mécanisée évoquée plus haut avec les engins de levage).
Remplacer la manutention manuelle par la mécanique si possible (chariot élévateur, table élévatrice, transpalette..)..
Limiter le poids unitaire des charges manutentionnées, en fonction des capacités des travailleurs (âge, sexe…).
Limiter la charge totale manutentionnée pendant la durée du travail.
Prévoir le personnel nécessaire et suffisant pour la nature de la tâche à exécuter.
Faciliter la manutention au niveau de l'espace de travail : quai de chargement, hayons élévateurs, monte-charges,  diables,
chariots…;  sols non glissants et sans obstacles, éviter les différences de niveau,  espaces éclairés…
Disposer les charges à un niveau logique selon leur poids pour éviter les efforts de soulèvement et diminuer les risques de chute.
Organiser rationnellement le travail (aires de réception, de stockage, d'expédition)  de manière à optimiser les  déplacements.
Faciliter la préhension des charges (poignées, ventouses, bacs…)
Sécuriser les espaces de manutention: garde-corps, dispositifs d'accès en hauteur stables (pas d'échelle)..
Mettre en place une formation aux gestes et postures, avec recyclages réguliers…   
Fournir les équipements de protection individuels (gants de manutention, chaussures de sécurité…).

Les contraintes posturales et les gestes répétitifs.
Station debout ou penchée prolongée, travaux à genou, ou bras levés, gestes répétitifs..
Mise à disposition de sièges adaptés , organisation de pauses pendant le temps de travail, plans de travail (établis, fosses…) de hauteur adaptée...
Travaux de précision (microscopie, travaux fins…), travail prolongé avec écran,  clavier et autres dispositifs ...
Aménagement ergonomique des plans de travail tenant compte de toutes les contraintes au poste (éclairage, postures…) :surfaces de travail suffisantes, sièges ergonomiques, repose-pieds, oreillette téléphonique…

                                                                                            

Accidents corporels.
Risques de chutes, d’écrasement par des véhicules , chutes d’objets.
Pour les travaux en hauteur, travail en nacelle (matériel conforme, entretenu, vérifié avant utilisation, utilisation par personnel formé), harnais avec sécurité (double corde…), utilisation de plateformes stables et blocables avec garde-corps, neutralisation du matériel défectueux, port du casque, signalisation et protection des chantiers(feux de circulation, barrières…). Utilisation de "pieds d'éléphant" stables, autobloquants.
Aménagements des espaces de circulation et de manœuvre (piétons, véhicules), sols propres non glissants et sans obstacles, nettoyage immédiat de tout produit glissant répandu sur le sol, signaler les obstacles (plafonds bas, marches, risques de chute…), passages de largeur suffisante, sans objets encombrants. Eclairage suffisant. Port de vêtements de travail de signalisation  (baudriers fluo...).
Sécuriser les escaliers ( garde-corps,  rampes , revêtements de sol antidérapants, éclairage de sécurité…).
Eviter le stockage en hauteur (sur les armoires…). Bien fixer les étagères, ne pas surcharger les meubles de rangements, étagères, chariots et engins de manutention. Faux-plafonds en bon état…
Une attention particulière sera apportée aux travailleurs isolés  (locaux isolés, travail de nuit…) avec des dispositions permettant de déceler une anomalie (dispositif de détection d'horizontalité, arrêts automatiques, contrôle à distance, moyens d'alarme…).

Dresser la liste des énergies utilisées dans l'unité de travail (électricité, gaz, air comprimé, hydrocarbures, agents frigorigènes, énergie hydraulique, nucléaire…) et les risques qui s'ensuivent (incendie, explosion asphyxie, noyade, irradiation…).

Risques électriques.
Installation conforme, vérifiée, correction rapide des anomalies constatées.
Les transformateurs sont étanches, avec un seuil de rétention pour ceux à pyralène, ventilés sur l’extérieur, munis d’une sécurité thermique dans le diélectrique ou d’un dispositif de détection des fumées et gaz au dessus du transfo, avec une porte coupe feu de degré 1 heure.
Les armoires électriques sont gardées fermées.
Mêmes règles de prévention pour les machines et les  outils électriques.
Consignes de sécurité : interdiction d’utilisation des outils et machines si cordons électriques défectueux ou si local inondé, utilisation d’un matériel conforme (rallonges…), interdiction d’accès aux zones dangereuses.
Interventions uniquement par personnel habilité.
Consignes en cas d’accident (éviter les sur-accidents , dispositifs d’arrêt d’urgence …).

Risques d’incendie.
L’origine du risque est thermique, électrique, biologique (entreposage de matières organiques…)…
Il faut éviter la survenue d’un incendie, le déceler précocement, limiter son extension, protéger les salariés.
Permis de feu pour les travaux dangereux, respecter les consignes de travail (pas de flamme ou d’étincelle à proximité de matières inflammables, interdiction de fumer, stockage des produits inflammables conformémént aux recommandations (local isolé, aéré, éclairage anti-déflagrant,.. ), vérification des conduites de gaz et des installations électriques…
Interdiction (affichée et inscrite dans le règlement intérieur) de fumer.
Installations de détection (thermique, fumées…) conformes aux normes, dispositif d'extinction automatique dans certains locaux (par gaz…), un avertisseur d'alarme audible et reconnaissable (klaxon, sirène, sonnerie…)avec des dispositifs d'actionnement manuel (coups de poing) est obligatoire dans tous les locaux de plus de 50 salariés ou si utilisation de matières inflammables.
Utilisation de matériaux ininflammables (faux-plafonds, moquettes, literies…).
Murs et portes coupe-feu, cloisonnement des locaux gênant la progression de l'incendie.
Ne pas laisser traîner de produits alimentant le feu (élimination organisée des déchets: cartons et emballages vides…).
Dispositifs d'évacuation des fumées.
Existence d'extincteurs adaptés aux différents types de feu, de matériel anti-incendie (sable, couvertures, lances…). Les extincteurs doivent être visibles, signalés, accessibles, vérifiés périodiquement. Tout extincteur utilisé est remplacé.
Formation de salariés à la lutte contre l'incendie.
Organisation d'exercices d'évacuation.
Information des salariés.
Affichage des consignes en cas d'incendie pour les personnes (chemins d'évacuation, lieux de regroupement et pointage, personnes à aider ou vérifier comme les postes isolés ou les handicapés…) et la sécurité (coupure des arrivées de gaz, des courants force, arrêt des souffleries…).
Affichage des plans des locaux à différents endroits, indication des sorties de secours (éclairage de sécurité) qui doivent être non encombrées et non verrouillées (barres anti-panique).
Affichage des numéros d'urgence (pompiers, numéro national et secours proches, responsables incendie…).

 Risques d'explosion.
Comme pour l'incendie, observation de la réglementation (silos de stockage…), respect des consignes de sécurité, information et  formation du personnel..

Les autres risques de brûlures chimiques ou thermiques, d'intoxication aiguë, d'asphyxie, d'irradiation…sont à traiter au cas par cas, soit dans cette  rubrique accident, soit dans la rubrique de l'agent causal (équipements de travail, produits chimiques…)

                                      

Horaires de travail.
Particularités du travail posté (les 3x8), source de fatigue et autres problèmes physiologiques, quelquefois difficilement compatible avec un traitement médical ou diététique…
Privilégier le travail de jour (équipes alternantes ou non) et un travailde nuit exclusif. Organisation rationnelle des plannings.
Amplitudes horaires importantes, longs déplacements…
Respecter la réglementation (2  chauffeurs, repos compensateurs…)
La charge mentale. Due à une surcharge périodique de travail, à des conflits du travail (harcèlement…), à une activité particulière (saisie permanente sur écran, la charge mentale venant s'ajouter aux contraintes posturales et visuelles)…
A développer au cas par cas…
Le risqued'agression. De plus en plus rapporté pour les salariés en contact avec le public.
Sécurisation des lieux de travail exposés (dispositifs anti-agression, vitrages blindés,, sas…).
Dissuasion (travail en équipe, agents de sécurité, caméras…).
Consignes de travail (interdiction de sortir d' un local sécurisé la nuit…).
Mise à disposition de moyens d'alarme.
Formation du personnel (gestion des conflits) et suivi des victimes (soutiens psychologique, reclassement…).
 
Les intervenants dans l'entreprise (agents d'entretien, réparateurs, chantiers…)
Accueil et accompagnement de ceux-ci, signalisation et affichage des consignes de sécurité.
Obligation de contacter un responsable sécurité dans l'entreprise si besoin, surveillance des chantiers, communication aux intervenants des données nécessaires…

                                                      

Réflexion sur l'entreprise en général et non plus axée sur une unité de travail, elle permet de faire le point sur l'organisation de l'amélioration des conditions de travail et de sécurité. 

Généralités sur les locaux de l'entreprise.
Répartition des zones de travail, état des locaux en général, adaptation des locaux aux tâches réalisées…
Hygiène générale dans l'entreprise : existence de vestiaires, douches (travaux insalubres…),  toilettes, salles de repos, infirmerie, produits d'hygiène mis à disposition……
Nettoyage habituel des locaux et nettoyages exceptionnels…
Affichage actualisé (numéros d'urgence, adresses réglementaires, consignes de travail et de sécurité …).
Existence de secouristes, recyclés régulièrement; de trousses de secours , de fontaines oculaires, plans d'intervention…

Les acteurs de la prévention.
Les lister: DRH, animateur sécurité, CHSCT, médecin du travail…
Existence de formateurs internes dans l'entreprise (gestes et postures, secourisme…).
Mise en place d'une procédure de signalement des anomalies (carnets d'incidents, manuels d'entretien, boîtes à suggestions)
Bilan de la communication dans l'entreprise.
Suivi et validation des actions de sécurisation entreprises.
Répertorier tous les organismes de contrôle intervenant dans l'entreprise,  et prise en compte de leurs observations et recommandations (installations électriques, contrôle des machines, appareils de levage, ascenseurs et escalators…, détection incendie, lutte contre l'incendie, désenfumage, pompiers, ingénieurs conseils…)

   Nous vous proposerons bientôt ici un exemple de document…                                                                                    

 

 

  
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Page réalisée pal le Dr ACQUARONE Denis , CMTI, NICE                                   
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